Chippaux Jean-Philippe. (2026). Envenimation ophidienne : le retour des antidotes ?. Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, 210 (1), p. 32-39. ISSN 0001-4079.
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Envenimation ophidienne : le retour des antidotes ?
Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, 2026,
210 (1), p. 32-39 ISSN 0001-4079
Chaque année dans le monde, 5 millions de morsures de serpent entraînent 3,5 millions d'envenimations (EMS), 150 000 décès et autant d'invalidités définitives. Les EMS se présentent selon 4 syndromes cliniques : inflammatoire, hémorragique, neurotoxique et nécrotique, ce dernier potentiellement responsable de lourdes séquelles. Le venin disparaît spontanément de l'organisme en 5 à 7 jours. Cependant, l'inflammation, la coagulopathie et la nécrose sont entretenues par la réponse immunitaire innée, même après l'élimination du venin. La prise en charge de l'EMS consiste à neutraliser le venin et soulager les symptômes. L'antivenin est actuellement le seul traitement étiologique. Il élimine le venin de l'organisme afin d'en stopper les effets délétères. Peu efficace sur l'
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