Dossou-Yovo J., Ouattara A., Doannio J.M.C., Diarrassouba S., Chauvancy Gilles. (1998). Enquêtes paludométriques en zone de savane humide de Côte d'Ivoire. Médecine Tropicale, 58 (1), p. 51-56. ISSN 0150-049X.
Titre du document
Enquêtes paludométriques en zone de savane humide de Côte d'Ivoire
Année de publication
1998
Type de document
Article
Auteurs
Dossou-Yovo J., Ouattara A., Doannio J.M.C., Diarrassouba S., Chauvancy Gilles
Source
Médecine Tropicale, 1998,
58 (1), p. 51-56 ISSN 0150-049X
Afin de suivre les variations saisonnières des indices parasitologiques et de la morbidité palustre chez les enfants âgés de 0 à 14 ans, six enquêtes paludométriques consécutives ont été menées de mars 1993 à mars 1994 dans le village d'Alloukoukro situé en zone de savane humide de Côte d'Ivoire. Elles ont montré que Plasmodium falciparum et Plasmodium malariae étaient les espèces plasmodiales qui circulaient. Aucun cas d'infection monospécifique à Plasmodium malariae n'a été enregistré. Les indices plasmodiques étaient toujours supérieurs à 50% chez les nourrissons et les enfants en âge préscolaire. Ils présentaient des variations saisonnières importantes avec un maximum de 91,9% en fin de saison des pluies. Les indices les plus bas ont été enregistrés en toute saison chez les enfants âgés de 10 à 14 ans. Il n'existait pas de relation de proportionnalité significative entre les indices plasmodiques observés et les taux quotidiens d'inoculation entomologique. Cependant, les indices plasmodiques les plus élevés étaient précédés par des périodes de transmission intense. Les indices gamétocytiques augmentaient, toutes classes d'âge confondues, durant la saison des pluies pour culminer en décembre au début de la saison sèche. La recrudescence du paludisme-maladie était importante durant la saison pluvieuse avec une élévation des densités parasitaires moyennes. Les poussées saisonnières de fortes prévalences survenaient quelques semaines après les premières pluies de l'année, avec une incidence très marquée au mois de mai. Les taux maximaux des parasitémies moyennes et le pic de prévalence parasitaire se rejoignaient au mois d'octobre à la fin de la saison des pluies. Au regard de ces résultats, il apparaît que le paludisme constitue en toute saison la plus importante parasitose chez les enfants vivant en zone de savane humide ivoirienne et qu'elle y représente l'une des principales causes de morbidité. (Résumé d'auteur)