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  <dc:title>Quantifier le carbone organique du sol par spectroscopie infrarouge</dc:title>
  <dc:creator>/Barth&#xE8;s, Bernard</dc:creator>
  <dc:creator>/Cambou, Aur&#xE9;lie</dc:creator>
  <dc:creator>/Chevallier, Tiphaine</dc:creator>
  <dc:description>Le carbone organique du sol (COS) est un pilier des services &#xE9;cosyst&#xE9;miques rendus par les sols. Cependant, quantifier le COS, notamment en termes de stock (kgC.m-2 pour une couche de sol), ou caract&#xE9;riser les fractions qui le composent, pour mieux comprendre sa dynamique, sont souvent fastidieux et/ou co&#xFB;teux. Cet article propose une vue d'ensemble pr&#xE9;sentant l'int&#xE9;r&#xEA;t de la spectroscopie infrarouge (IR) pour quantifier &#xE0; haut d&#xE9;bit et faible co&#xFB;t le COS et ses fractions. De nombreux travaux montrent que la spectroscopie IR permet de quantifier pr&#xE9;cis&#xE9;ment la concentration en COS (gC.kg-1). Dans cette approche, un mod&#xE8;le statistique est construit sur un jeu d'&#xE9;chantillons d'&#xE9;talonnage pour exprimer la concentration en COS (dos&#xE9;e de mani&#xE8;re conventionnelle) en fonction du spectre; puis ce mod&#xE8;le est appliqu&#xE9; au spectre de nouveaux &#xE9;chantillons pour pr&#xE9;dire leur concentration en COS. En g&#xE9;n&#xE9;ral le domaine moyen IR (MIR, 2500-25000 nm) permet de meilleures pr&#xE9;dictions pour les sols des r&#xE9;gions temp&#xE9;r&#xE9;es lorsque les spectres sont acquis sur mat&#xE9;riau finement broy&#xE9; (&lt; 0,2 mm), tandis que le domaine proche IR (PIR, 800-2500 nm) permet de meilleures pr&#xE9;dictions pour les sols des r&#xE9;gions chaudes ou lorsque les spectres sont acquis sur mat&#xE9;riau plus grossi&#xE8;rement pr&#xE9;par&#xE9; (&lt; 2 mm) ou sur le terrain. En effet, les spectres peuvent &#xEA;tre acquis en conditions de laboratoire (sur sol sec &lt; 2 ou &lt; 0,2 mm), mais &#xE9;galement sur le terrain (sur carottes, sol &#xE9;miett&#xE9;, etc.). La spectroscopie de terrain &#xE9;limine les &#xE9;tapes de conditionnement, transport et pr&#xE9;paration des &#xE9;chantillons (sauf pour l'&#xE9;talonnage), mais produit des pr&#xE9;dictions moins pr&#xE9;cises en g&#xE9;n&#xE9;ral, du fait notamment de l'humidit&#xE9; variable entre &#xE9;chantillons. De plus, la construction d'&#xE9;talonnages avec des spectres de terrain requiert jusqu'&#xE0; pr&#xE9;sent des campagnes sp&#xE9;cifiques de pr&#xE9;l&#xE8;vement et d'analyse de sol; elle est donc beaucoup plus lourde qu'avec des spectres de laboratoire, car des collections d'&#xE9;chantillons secs &lt; 2 mm d&#xE9;j&#xE0; analys&#xE9;s sont souvent accessibles, sur lesquels il suffit d'acqu&#xE9;rir des spectres pour construire des &#xE9;talonnages.  Des travaux r&#xE9;cents montrent que la spectroscopie IR permet &#xE9;galement de pr&#xE9;dire le stock de COS, sans avoir &#xE0; d&#xE9;terminer la densit&#xE9; apparente (sauf pour les &#xE9;talonnages). Les pr&#xE9;dictions sont souvent plus pr&#xE9;cises &#xE0; partir de spectres de sol sec &lt; 2 mm qu'&#xE0; partir de spectres de terrain, sauf quand la teneur en &#xE9;l&#xE9;ments grossiers (&gt; 2 mm) est &#xE9;lev&#xE9;e et varie entre &#xE9;chantillons. Enfin, la distribution du COS entre ses diff&#xE9;rentes fractions, par exemple granulom&#xE9;triques, peut &#xEA;tre pr&#xE9;dite &#xE0; partir du spectre IR du sol total. La spectroscopie IR permet ainsi de faciliter la caract&#xE9;risation du COS, et de valoriser les analyses conventionnelles r&#xE9;alis&#xE9;es sur certains &#xE9;chantillons en les utilisant pour des pr&#xE9;dictions sur d'autres &#xE9;chantillons.</dc:description>
  <dc:date>2023</dc:date>
  <dc:type>text</dc:type>
  <dc:identifier>https://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:010089976</dc:identifier>
  <dc:identifier>fdi:010089976</dc:identifier>
  <dc:identifier>Barth&#xE8;s Bernard, Cambou Aur&#xE9;lie, Chevallier Tiphaine. Quantifier le carbone organique du sol par spectroscopie infrarouge. 2023, 30, 287-305</dc:identifier>
  <dc:language>FR</dc:language>
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