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  <dc:title>Droits fonciers coutumiers et autonomie r&#xE9;gionale &#xE0; Kalimantan-Est (Indon&#xE9;sie) : entre enjeux de pouvoir et contr&#xF4;le de l'acc&#xE8;s aux ressources</dc:title>
  <dc:creator>/Levang, Patrice</dc:creator>
  <dc:creator>Buyse, N.</dc:creator>
  <dc:description>Selon la constitution indon&#xE9;sienne de 1945, les droits coutumiers ne sont reconnus que s'ils n'entrent pas en contradiction avec les int&#xE9;r&#xEA;ts sup&#xE9;rieurs de la Nation. C'est en mati&#xE8;re de gestion foresti&#xE8;re que cette contradiction est la plus &#xE9;vidente, puisque tant sous le pouvoir colonial n&#xE9;erlandais que sous les auspices de la jeune r&#xE9;publique ind&#xE9;pendante, les peuples forestiers de l'archipel ne sont jamais parvenus &#xE0; faire valoir leurs droits. La gestion des for&#xEA;ts, ou plus exactement des terres de statut forestier - soit 70/100 de la surface totale de l'archipel - est confi&#xE9;e au minist&#xE8;re des For&#xEA;ts. Le pouvoir central ne reconna&#xEE;t de droits fonciers aux populations locales que sur les terres effectivement cultiv&#xE9;es : rizi&#xE8;res et plantations. For&#xEA;ts primaires et recr&#xFB;s forestiers sont consid&#xE9;r&#xE9;s comme propri&#xE9;t&#xE9; de l'&#xC9;tat, en opposition totale avec les droits coutumiers pour lesquels le "droit de hache" est inali&#xE9;nable. Sous la dictature du G&#xE9;n&#xE9;ral Suharto, les populations foresti&#xE8;res de l'archipel durent assister au pillage de leurs for&#xEA;ts sans la moindre contrepartie. La situation devait changer du tout au tout avec la chute de Suharto en 1998 et la mise en oeuvre de l'autonomie r&#xE9;gionale &#xE0; partir de 1999. Longtemps m&#xE9;pris&#xE9;es et tenues &#xE0; l'&#xE9;cart par le pouvoir central, les populations indig&#xE8;nes demand&#xE8;rent le respect de leurs droits coutumiers et la reconnaissance de leurs revendications fonci&#xE8;res. A Kalimantan-Est, le retour &#xE0; la coutume s'est av&#xE9;r&#xE9; plus compliqu&#xE9; que pr&#xE9;vu. D'une part, les groupes ethniques indig&#xE8;nes ont toujours fait preuve d'une forte mobilit&#xE9; spatiale, d'autre part la province a accueilli par le pass&#xE9; des migrants en nombre largement sup&#xE9;rieur aux autochtones. Aujourd'hui, les populations locales se passionnent pour l'histoire et l'arch&#xE9;ologie, des disciplines jusque-l&#xE0; ignor&#xE9;es. Le recours &#xE0; ces disciplines n'a qu'un seul but : prouver l'ant&#xE9;riorit&#xE9; de l'occupation du territoire afin de s'approprier le contr&#xF4;le de ses ressources naturelles.</dc:description>
  <dc:date>2007</dc:date>
  <dc:type>text</dc:type>
  <dc:identifier>https://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:010083427</dc:identifier>
  <dc:identifier>fdi:010083427</dc:identifier>
  <dc:identifier>Levang Patrice, Buyse N.. Droits fonciers coutumiers et autonomie r&#xE9;gionale &#xE0; Kalimantan-Est (Indon&#xE9;sie) : entre enjeux de pouvoir et contr&#xF4;le de l'acc&#xE8;s aux ressources. 2007, 4 (no. H.S), en ligne [8 ]</dc:identifier>
  <dc:language>FR</dc:language>
  <dc:coverage>INDONESIE</dc:coverage>
  <dc:coverage>BORNEO</dc:coverage>
  <dc:coverage>KALIMANTAN TIMUR</dc:coverage>
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