@article{fdi:010077538, title = {{N}ative speaker : from idealization to politicization}, author = {{M}uni {T}oke, {V}alelia}, editor = {}, language = {{ENG}}, abstract = {{P}ar politicisation, j’entends un processus qui conduit {\`a} faire du locuteur natif une notion porteuse d'id{\'e}ologies politiques du langage. {E}ntrepris {\`a} la fin des ann{\'e}es 1960 par la critique approfondie que fait {H}ymes du locuteur auditeur id{\'e}al ({C}homsky 1965), ce mouvement prend une dimension globalis{\'e}e avec l'{\'e}mergence de " voix subalternes " des situations postcoloniales - un ph{\'e}nom{\`e}ne qui se traduit en linguistique appliqu{\'e}e par la reconnaissance progressive des " {W}orld {E}nglishes ". {M}{\^e}me si elle est centrale dans bien des travaux, la politicisation de concepts linguistiques n’est pas sans poser des probl{\`e}mes aussi bien pratiques que th{\'e}oriques, ce dont les chercheurs sont explicitement conscients. {E}n ce sens, l'objectif de cet article est {\'e}galement de montrer que la politicisation du terme locuteur natif m{\`e}ne paradoxalement, dans une certaine mesure, au rejet du politique hors du champ de la th{\'e}orie scientifique. {E}n d'autres termes, locuteur natif ne serait pas une cat{\'e}gorie valide en linguistique, pr{\'e}cis{\'e}ment parce qu'elle serait plus politique que scientifique. {P}oliticiser le terme serait d{\`e}s lors une mani{\`e}re de diminuer sa pertinence scientifique en mettant en valeur sa dimension id{\'e}ologique : le locuteur natif serait avant tout une id{\'e}ologie de l'{\'e}tat-nation.}, keywords = {{MONDE}}, booktitle = {{L}e locuteur natif}, journal = {{H}istoire Épist{\'e}mologie {L}angage}, volume = {35}, numero = {2}, pages = {69--93}, ISSN = {0750-8069}, year = {2013}, URL = {https://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:010077538}, }