Traore-Lamizana Moumouni. (1997). Contribution à l'étude des vecteurs de virus responsables de maladies émergentes ou réémergentes au Sénégal.
Orsay : Université de Paris Sud.Centre d'Orsay, 208 + 152 p. multigr. Th. Sci., Université de Paris 11 : Orsay. 1997/11/05.
Titre du document
Contribution à l'étude des vecteurs de virus responsables de maladies émergentes ou réémergentes au Sénégal
Année de publication
1997
Type de document
Diplôme
Auteurs
Traore-Lamizana Moumouni
Source
Orsay : Université de Paris Sud.Centre d'Orsay, 1997,
208 + 152 p. multigr.
Diplôme
Th. Sci., Université de Paris 11 : Orsay. 1997/11/05.
Depuis 1972 une surveillance de la fièvre jaune est menée dans une région d'émergence du virus, la région de Kédougou (Sénégal Oriental). Elle a permis de mettre en évidence plusieurs épizooties de fièvre jaune et une de Dengue 2, touchant des populations de singes, en soulignant l'importance de trois Aedes vecteurs : Ae. furcifer, Ae. taylori et Ae. luteocephalus. A partir de 1990, une nouvelle méthodologie de surveillance est appliquée. Beaucoup moins lourde (en personnel, matériel et coût), elle est basée sur des séries de captures de vecteurs sur 6 jours aux mois de juillet (début de saison des pluies), octobre et novembre (fin de saison des pluies). Elle a permis de suivre tous les événements viraux qui se sont produits dans la région au cours de cette étude (1990 à 1995). Nos résultats ont montré la très forte reprise du cycle sauvage dans la partie orientale du Sénégal. Nous avons pu de même relever une corrélation frappante entre l'augmentation des isolements de virus amaril chez les moustiques vecteurs capturés à Kédougou et les épidémies de fièvre jaune enregistrées chez l'homme en Afrique Occidentale. Ces résultats doivent donc servir de mise en garde pour les pays avoisinants d'Afrique Occidentale dont les populations rurales en particulier peuvent être exposées à un risque accru de fièvre jaune. Ce risque peut être supprimé par la vaccination. Mais en pratique, elle constitue une lourde charge pour les maigres budgets de la plupart des Etats Africains, pour un résultat souvent décevant dû à l'absentéisme aux séances de vaccination. Il est impératif de poursuivre cette surveillance à minima, car la zone d'émergence de Kédougou constitue la sentinelle de l'Afrique de l'Ouest, elle permet de mettre en évidence la circulation selvatique du virus et de prévenir les épidémies de fièvre jaune chez l'homme par la vaccination des populations des zones menacées... (D'après résumé d'auteur)
Plan de classement
Epidémiologie générale [050EPID]
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Epidémiologie des arbovirus [052CULARB03]